Visas américains : l’Afrique face à un nouveau durcissement de Washington
L’administration Trump prépare un nouveau tour de vis en matière d’immigration qui risque d’affecter directement des milliers de voyageurs africains.
Selon un document interne révélé par l’agence Associated Press, Washington envisage de réduire drastiquement le nombre de ses représentations diplomatiques autorisées à délivrer des visas sur le continent africain. Alors qu’une cinquantaine d’ambassades et de consulats assurent actuellement ce service, seuls une vingtaine pourraient conserver cette prérogative d’ici la fin du mois de juin.
Parmi les postes diplomatiques qui devraient continuer à traiter les demandes figurent notamment Dakar, Abidjan, Kinshasa, Kigali, Lomé, Nairobi, Djibouti, Port-Louis et Yaoundé.
Cette réforme obligerait les ressortissants de plusieurs pays africains à se rendre dans un État voisin ou à effectuer un voyage international simplement pour déposer une demande de visa. Les citoyens du Bénin, du Gabon ou encore de Madagascar pourraient être parmi les plus touchés.
À travers cette mesure, l’administration américaine affiche clairement sa volonté de rendre l’accès aux visas plus complexe. L’objectif est double : réduire le nombre de candidats au voyage vers les États-Unis et limiter les cas de personnes qui restent sur le territoire américain après l’expiration de leur visa.
Cette nouvelle décision s’inscrit dans la politique migratoire restrictive défendue par Donald Trump, qui multiplie depuis son retour à la Maison-Blanche les initiatives destinées à freiner l’immigration vers les États-Unis.
Pour de nombreux Africains, obtenir un visa américain pourrait bientôt devenir un parcours encore plus long, plus coûteux et plus contraignant.

