Juan Branco, vous vous trompez de pays, de peuple et d’histoire
Encore une fois, Maître Juan Branco choisit l’exagération, la provocation et les formules chocs pour parler du Sénégal. Mais à force de vouloir jouer les prophètes de malheur, il finit surtout par démontrer une profonde méconnaissance du pays dont il prétend analyser la situation.
Parler d’un « gouvernement illégitime », d’un « coup d’État institutionnel » ou d’un État qui « ne tient plus rien » relève davantage de la posture politique que de l’analyse sérieuse. Le Sénégal n’est ni une dictature, ni un État en faillite, ni une nation sans repères. Le Sénégal est une démocratie ancienne, vivante et respectée, bâtie par plusieurs générations de femmes et d’hommes qui ont toujours placé les urnes au-dessus des armes. Monsieur Branco semble oublier que ce pays n’a pas attendu son arrivée pour apprendre la démocratie. Bien avant qu’il ne découvre le Sénégal, notre nation organisait déjà des élections reconnues, des alternances pacifiques et des débats politiques qui ont souvent servi d’exemple sur le continent africain.
Le Sénégal est un pionnier électoral contemporain. Ici, les présidents sont choisis par le peuple. Ici, les alternances se font par les urnes. Ici, les institutions survivent aux hommes et aux partis. Ceux qui veulent faire croire le contraire se trompent lourdement sur l’âme de ce pays et puis une question mérite d’être posée : avant de distribuer des certificats de légitimité ou d’illégitimité, où en est donc cette fameuse plainte internationale dont il avait annoncé avec fracas l’issue imminente ? Les Sénégalais attendent toujours. Les grandes déclarations médiatiques ont souvent un destin plus bruyant que les résultats qu’elles promettent. Ce qui choque davantage, c’est cette tendance récurrente à parler du Sénégal comme d’un peuple incapable de décider par lui-même de son avenir. Cette vision est non seulement erronée, elle est profondément irrespectueuse. Les Sénégalais n’ont de leçons de démocratie à recevoir de personne. Ils ont construit leur histoire politique à force de sacrifices, de luttes et d’engagement citoyen.
Si certains responsables politiques développent parfois une relation excessive avec leur entourage ou une vision particulière du pouvoir, cela ne signifie en rien que tout un pays partage ce comportement. Le Sénégal est infiniment plus grand que les passions partisanes du moment. Il est plus ancien que les gouvernements, plus fort que les oppositions et plus solide que les polémiques importées. A entendre Juan Branco, on pourrait croire qu’il décrit un pays au bord de l’effondrement. Pourtant, la réalité est tout autre : le Sénégal continue de débattre, de voter, de contester, de critiquer et d’avancer. Comme toute démocratie, il traverse des tensions. Mais ces tensions se règlent par les mécanismes républicains, pas par les prophéties alarmistes , alors un peu de modestie s’impose. Le Sénégal n’est pas un terrain d’expérimentation pour les ambitions personnelles de tel ou tel avocat médiatique. Il n’est pas non plus un décor pour des déclarations destinées à faire le buzz sur les réseaux sociaux.
Ce pays a une histoire. Ce pays a une dignité. Ce pays a des institutions et surtout, ce pays a un peuple qui n’a jamais laissé personne lui confisquer son destin.
Le Sénéga d’aujourd’hui ce Sénégal de Diomaye Faye n’a pas besoin de tuteurs. Il a besoin de respect
Baba Aïdara ,
Journaliste d’Inbeatigation


Merci baaba, ce minable doit etre remis a sa place. CE sont les ignorants qui lui ont donne l importance, meme les igorants qui l ecoutez ne le coute plus!!!