February 6, 2026
baba11

Depuis des mois, le système informatique de la Direction générale des Impôts et des Domaines est paralysé dans un silence total.
Alors qu’un groupe cybercriminel revendique une attaque majeure et une fuite massive de données, l’État se retranche derrière un flou dangereux.
Nos investigations révèlent que le système stratégique de la DGID est administré depuis l’étranger, notamment le Canada, par une société qui refuse de répondre aux questions.
Ce n’est plus un incident technique : c’est une faillite de souveraineté.

Ce qui se passe à la Direction générale des Impôts et des Domaines n’est pas une simple panne informatique.
C’est un abandon de souveraineté.

Depuis des mois, le système fiscal du Sénégal est paralysé.
Services indisponibles, dysfonctionnements répétés, désorganisation interne.
Les usagers subissent.
Mais l’État se tait.

Début octobre 2025, un groupe cybercriminel international, Black Shrantac, revendique une cyberattaque majeure contre la DGID.
Il affirme avoir exfiltré des données fiscales, foncières et identitaires d’une ampleur exceptionnelle.
Des échantillons circulent.
Des experts confirment que le mode opératoire est crédible.

La réaction officielle se résume pourtant à une formule creuse :
” problème technique identifié “.

Puis surgit un chiffre brandi sans explication : 6 milliards de francs CFA de rançon.
Aucune preuve publique.
Aucune chronologie claire.
Aucune responsabilité assumée.

Au cours de nos investigations, une réalité bien plus grave apparaît :
le système informatique stratégique de la DGID est administré depuis l’étranger, notamment depuis le Canada, par une société privée.

Cette information n’a jamais été portée à la connaissance :
des citoyens,
de l’Assemblée nationale,
ni débattue publiquement au nom de la souveraineté numérique.

Sollicitée à plusieurs reprises dans le cadre de nos enquêtes, la société concernée refuse de répondre aux questions.
Silence du prestataire.
Silence de l’État.

Or la DGID relève du ministère des Finances et du Budget.
Son directeur général, sa Direction des systèmes d’information, sa tutelle politique et les plus hautes autorités de l’État ne peuvent ignorer ce qui touche le cœur fiscal du pays.

Ne pas informer les citoyens exposés à des risques de fraude.
Externaliser un système stratégique sans transparence.
Minimiser un incident aux conséquences potentiellement nationales.

Ce n’est plus une cyberattaque.
C’est un scandale institutionnel.

Quand un État perd le contrôle de ses impôts,
il perd une part de son autorité.

Et dans cette affaire,
le silence est déjà une faute politique. Babapodcast.com

baba11

2 thoughts on “Souveraineté en panne : le cœur fiscal du Sénégal livré et silencieux

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