February 6, 2026
baba5

Gaz et pétrole : quand l’approximation devient un danger public

FRÈRE SAMBA TALL SARR A TOUT FAUX . 

Il est parfois nécessaire de s’arrêter, de respirer, puis de remettre les faits au centre du débat.
Les déclarations publiques de Samba Tall Sarr, conseiller technique du ministre Birame Souleye Diop, illustrent parfaitement pourquoi le Sénégal doit urgemment hausser le niveau technique de ses porte-voix dans le secteur stratégique du pétrole et du gaz.

1: Non, Yakaar-Teranga n’est pas « le plus grand projet gazier d’Afrique de l’Ouest »

Affirmer que Yakaar-Teranga serait le plus grand projet gazier d’Afrique de l’Ouest est factuellement faux.

Dans l’industrie pétro-gazière, tout dépend de la catégorie analysée : réserves prouvées, capacité LNG, production quotidienne, onshore vs offshore, ou encore infrastructure régionale.

Les faits : Greater Tortue Ahmeyim LNG (GTA) est aujourd’hui le projet gazier offshore le plus structurant de la sous-région, avec une portée export LNG internationale. ANOH Gas Plant (Nigeria) est souvent cité comme la plus grande installation onshore de traitement de gaz en Afrique de l’Ouest. Le Nigeria/Morocco Gas Pipeline est, lui, le projet gazier d’infrastructure le plus ambitieux du continent, reliant plusieurs pays.

Yakaar-Teranga est un projet important, oui.
Mais le présenter comme “le plus grand” relève de la communication politique, pas de l’analyse industrielle.

2:”Le Sénégal va vendre son or aux Arabes “: une confusion grave entre État et privé

Autre glissement inquiétant entendu dans des émissions de défense politique :

“ Le Sénégal va vendre son or aux Arabes “

C’est faux. Et dangereux intellectuellement.

Les mines d’or de Sabodala : sont issues d’investissements privés, structurées par des conventions minières, elles n’ont jamais été la propriété directe de l’État sénégalais.

Confondre souveraineté, régulation, participation et propriété révèle une méconnaissance profonde du droit minier et pétrolier.

3: Le vrai problème : des invités… qui n’ont pas fait leurs homework

J’ai longtemps pensé qu’il s’agissait de simples maladresses verbales.
Mais à la lumière de plusieurs interventions récentes qui m’ont été transmises, une évidence s’impose :

Soit l’intervenant ne maîtrise pas les dossiers,
soit les plateaux qui l’invitent ne font pas leur travail de préparation.

Dans un secteur aussi sensible que le pétrole et le gaz, l’approximation devient un risque systémique.

4: Les vraies questions que personne ne pose (et qu’il faut poser)

Si l’objectif est d’éduquer les Sénégalais, alors parlons des vrais enjeux : Qui est ce jeune Sonko dans l’écosystème pétrolier sénégalais ?     Pourquoi les Nigerians notamment AARANO cherchent  absolument à se joindre à Petrosen ?  Pourquoi BP est parti ? raison officielle n°1, raison technique n°2 (beaucoup moins médiatisée).Pourquoi le champ Yakaar-Teranga présente-t-il autant d’anomalies géologiques et économiques, connues des spécialistes mais rarement expliquées au public ?

Ce sont ces questions qui structurent un débat sérieux pas les slogans.

5: Saudi Aramco : encore une confusion stratégique

Autre approximation récurrente : faire croire que Saudi Aramco serait naturellement attirée par l’offshore sénégalais.

Réalité industrielle : Saudi Aramco est historiquement dominante en onshore, son expertise offshore est sélective et stratégique,si des regards se tournent vers le Sénégal, ce n’est pas un hasard, mais cela ne signifie ni rachat, ni ruée, ni miracle géopolitique.

Encore une fois : sans pédagogie, on fabrique des illusions collectives.

6:Petit rappel historique utile

Avant les découvertes majeures de Ahmeyim,
le champ Zohr (Égypte) dominait largement le paysage gazier africain.

L’industrie pétro-gazière est évolutive, cyclique et hiérarchisée.
Elle ne se raconte pas avec des superlatifs politiques. . Éduquer avant de communiquer

Le pétrole et le gaz ne sont ni des slogans, ni des armes de propagande.
Ce sont des industries lourdes, régies par : la géologie, le droit international, les marchés, et le risque.

Quand ceux qui parlent au nom de l’État simplifient à l’extrême, ce n’est pas seulement une erreur :
c’est une mise en danger de la crédibilité nationale.

Le Sénégal mérite mieux que des récits approximatifs.
Il mérite des explications rigoureuses, responsables et techniquement solides.

Babapodcast.com

2 thoughts on “Gaz et pétrole : quand l’approximation devient un danger public

  1. Salam Bro STS est le directeur général des mines Il n est pas conseillé technique du ministre de l énergie. Il est trop théorique et politique et fait bcp d erreurs de com

  2. Samba Tall Sarr ex Rewmi n’est pas le directeur Général des mines , le Directeur c’est Ibrahima Gassama lui Samba a été bombardé conseiller au ministère , à Petrosen les gens rient sous capte de ce fanfaron , heureusement que des gens comme Grand Baba savent de quoi ils parlent . “Grand bii daffa fess dell lala waxx , Nexoul Sandiaafou deh “

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