Washington claque la porte : Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales
Un tournant brutal dans la diplomatie américaine
Mercredi 7 janvier, le président Donald Trump a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, jugées par la Maison-Blanche comme ne servant « plus les intérêts américains ».
Selon l’exécutif, 31 de ces structures sont directement liées au système des Nations unies, confirmant une rupture assumée avec le multilatéralisme classique.
Cette décision s’inscrit dans une logique déjà éprouvée lors de son premier mandat : recentrer l’action américaine sur la souveraineté nationale, réduire les contributions financières extérieures et exercer une pression politique maximale sur les institutions internationales.
Organisations potentiellement ciblées (exemples majeurs)
La liste officielle détaillée n’ayant pas encore été rendue publique, les organisations ci-dessous correspondent aux structures historiquement critiquées ou déjà quittées/suspendues par Washington sous Trump.
Agences et oOrganisation mondiale de la santé (OMS)
Conséquence directe : affaiblissement du financement mondial de la santé, recul de la coordination sanitaire internationale.
UNESCO
Conséquence : réduction des programmes culturels et éducatifs, affaiblissement de la protection du patrimoine mondial.
Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH)
Conséquence : perte d’influence américaine sur les normes internationales des droits humains.
Organisation internationale du travail (OIT)
Conséquence : marginalisation des normes sociales américaines dans les débats mondiaux sur le travail.
UNRWA
Conséquence : impact humanitaire direct sur les réfugiés palestiniens, tensions accrues au Moyen-Orient.
Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
Conséquence : recul des programmes de sécurité alimentaire soutenus par les États-Unis.Programme des Nations unies pour le développement (PNUD)
Conséquence : réduction des financements de projets de gouvernance et de lutte contre la pauvreté.
Les conséquences géopolitiques immédiates
Affaiblissement du système multilatéral
Le retrait du principal contributeur financier mondial fragilise durablement les institutions internationales, ouvrant un vide que la Chine, la Russie ou des coalitions régionales pourraient chercher à combler.
Isolement stratégique des États-Unis
Washington renonce à des leviers d’influence essentiels dans la définition des normes globales (santé, travail, culture, droits humains).
Effet domino possible
D’autres États souverainistes pourraient s’inspirer de cette décision pour réduire leur engagement international.
Pression accrue sur les pays du Sud
De nombreux États africains, asiatiques et latino-américains — dépendants de ces agences — risquent de subir des coupes budgétaires, des retards de projets et une instabilité accrue.
Lecture politique : une doctrine assumée
Ce décret confirme la vision trumpienne d’un monde transactionnel :
moins d’institutions, plus de rapports de force
moins de normes globales, plus de bilatéral
Pour Trump, les organisations internationales ne sont utiles que si elles servent directement les intérêts américains. Le reste est perçu comme un coût, voire un risque politique.
Ce retrait massif n’est pas un simple geste administratif.
C’est un séisme diplomatique, aux répercussions profondes sur l’équilibre mondial, la gouvernance internationale et les pays les plus vulnérables.
Le multilatéralisme entre dans une zone de turbulence majeure.
Le monde s’adapte, avec ou sans Washington.
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