Venezuela, Groenland : Trump impose une Amérique du rapport de force
Les ambitions de Donald Trump au Venezuela et au Groenland ne sont pas des dossiers isolés : elles traduisent une même doctrine. Son conseiller Stephen Miller l’a résumé sans détour : le monde serait désormais « gouverné par la force, le pouvoir ». Autrement dit, la diplomatie devient une affaire de domination.
Venezuela : reprendre la main sur l’Amérique latine
Derrière la crise vénézuélienne, il y a surtout une logique stratégique : énergie, influence régionale, contrôle politique. Trump veut réaffirmer que l’hémisphère américain reste une zone où Washington dicte le tempo.
Groenland : l’Arctique devient un terrain de puissance
Le Groenland représente une pièce maîtresse de l’Arctique : routes futures, sécurité, ressources. En mettant la pression sur ce dossier, Trump montre que même les alliés peuvent être traités comme des adversaires si les intérêts américains l’exigent.
Une philosophie : gagner par la contrainte
Cette vision vient d’un réflexe “réaliste” assumé : les règles internationales comptent moins que la capacité à imposer un rapport de force (tarifs, menaces, pression économique, isolement diplomatique).
Trump est en train de changer la place de l’Amérique dans le monde : moins “leader du système”, plus puissance qui impose.
Le problème : cela peut rendre les États-Unis plus redoutés… mais aussi plus contestés et isoles

