Plus de 41 000 migrants ont traversé la Manche en 2025 pour rejoindre le Royaume-Uni.
Un record, alors même que Londres a durci ses lois migratoires. Pourquoi la dissuasion ne fonctionne-t-elle pas ?
La répression n’arrête pas les passeurs
À chaque durcissement :
les passeurs s’adaptent, les traversées deviennent plus dangereuses, les prix augmentent.
La répression alimente le trafic au lieu de l’éteindre.
La nécessité l’emporte sur la peur
Guerres, misère, instabilité politique :
pour beaucoup, rester est plus dangereux que partir.
Les menaces d’expulsion ou de refus d’asile pèsent peu face à l’absence totale d’avenir.
Le Royaume-Uni reste attractif
Malgré le Brexit :
langue anglaise, travail informel, diasporas, espoir d’une vie meilleure.
La fermeté juridique ne supprime pas l’attractivité économique.
Une frontière franco-britannique bloquée
Londres et France se renvoient la responsabilité.
Il n’existe ni système d’asile commun, ni gestion partagée.
Résultat : la frontière reste poreuse.
L’effet ” maintenant ou jamais “
Plus les règles se durcissent, plus les migrants tentent la traversée avant qu’il ne soit trop tard.
C’est l’effet d’anticipation, bien connu des chercheurs.
Les records de traversées ne sont pas un accident.
Ils révèlent :
l’échec de la dissuasion, l’absence de voies légales, et une réponse politique centrée sur les frontières, pas sur les causes.
Tant que ces facteurs persisteront, la Manche restera un couloir migratoire mortel.

