Libye : un suspect clé de l’attaque de Benghazi remis aux États-Unis
Quatorze ans après l’attaque meurtrière du consulat américain de Benghazi, en Libye, la justice américaine annonce une avancée majeure. Un homme présenté comme l’un des cerveaux présumés de l’opération a été extradé vers les États-Unis.
Le 11 septembre 2012, un commando jihadiste avait pris pour cible le consulat américain à Benghazi. L’ambassadeur Chris Stevens et un agent américain, Sean Smith, avaient péri dans l’incendie du bâtiment où ils s’étaient réfugiés. Quelques heures plus tard, deux membres des forces spéciales américaines avaient été tués lors d’une attaque au mortier contre un site utilisé par la CIA.
L’homme extradé, al-Zoubeir al-Bakouch, a été transféré sous haute sécurité vers la Virginie. Des images diffusées par les médias américains le montrent menotté, affaibli, encadré par des agents du Federal Bureau of Investigation, puis pris en charge par une équipe médicale.
Lors d’une conférence de presse à Washington, la ministre de la Justice Pam Bondi a affirmé que le suspect « répondra désormais de ses actes devant la justice américaine ». Inculpé dès 2015, il fait face à huit chefs d’accusation, dont terrorisme, meurtre et incendie criminel.
Le directeur du FBI, Kash Patel, a précisé que l’arrestation avait eu lieu à l’étranger lors d’une opération spéciale, sans révéler ni le pays concerné ni les circonstances exactes.
Deux autres ressortissants libyens ont déjà été condamnés pour leur rôle dans cette attaque : Ahmed Abou Khattala, arrêté en 2017, et Mustafa al-Imam, condamné en 2019 à 19 ans de prison. Les autorités américaines assurent que d’autres suspects restent activement recherchés.
Message clair de Washington : le temps n’efface pas les crimes terroristes, et les responsables finiront par être retrouvés.

