La presse marocaine réagit aux sanctions de la CAF : colère et sentiment d’injustice
La presse marocaine, majoritairement, a exprimé une vive frustration et un sentiment d’injustice face aux décisions de la CAF. Si les sanctions financières envers les deux fédérations ont été notées, c’est surtout l’absence de remise en cause du résultat sportif et la sévérité perçue des sanctions contre les joueurs marocains (comparées à celles des Sénégalais) qui ont alimenté la polémique.
1. Focus sur “l’injustice arbitrale”
Le cœur de la contestation marocaine n’est pas tant le comportement sénégalais que la décision arbitrale initiale qui a déclenché l’incident. La Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a officiellement déposé une plainte auprès de la CAF et de la FIFA, arguant d’“injustices arbitrales” flagrantes, notamment un penalty “clair” refusé au Maroc par le VAR, et un autre “soft” (contesté) accordé, qui a mené à la confusion. Facebook +1
Plusieurs médias et commentateurs marocains ont ciblé nommément les arbitres de la rencontre, les accusant de partialité et réclamant des sanctions à leur encontre. Facebook +1
2. Un sentiment de “deux poids, deux mesures”
L’opinion publique marocaine, très active sur les réseaux sociaux et relayée par la presse, a eu le sentiment que le Sénégal, bien qu’ayant commis l’acte grave de quitter le terrain (condamné même par le président de la FIFA comme “inacceptable”), s’en sortait avec des amendes et des suspensions de joueurs moins lourdes que prévu, tout en conservant le titre. La presse a souligné la “colère” et la “haute tension” qui régnaient, certains journalistes allant jusqu’à demander la démission du sélectionneur marocain Walid Regragui lors de la conférence de presse d’après-match. Facebook +2
3. Allégations d’influence et tensions diplomatiques
Certains articles ont fait état d’une méfiance historique de la part des fédérations nord-africaines envers la gouvernance de la CAF, pointant des “allégations d’influence” qui auraient pu peser sur la clémence relative des décisions finales. La visite du Premier ministre sénégalais au Maroc juste après la finale a été analysée comme une tentative d’apaisement diplomatique dans un contexte “chargé d’émotion sportive”. BBC +2
La presse marocaine a globalement regretté que l’excellent niveau d’organisation du tournoi par le Maroc soit éclipsé par ces controverses arbitrales et disciplinaires.

