February 6, 2026
baba7

ÉTAT CIVIL DU SÉNÉGAL EN DANGER

Quand une fraude locale devient un problème international

Faux Sénégalais, vrais papiers officiels.
Visas refusés, contrôles renforcés.
Ce sont les citoyens honnêtes qui paient le prix.

Ce qui se joue aujourd’hui autour de l’état civil sénégalais n’est plus un simple dysfonctionnement administratif. C’est une crise de crédibilité nationale.
L’affaire de Sédhiou a levé le voile sur une réalité glaçante : des documents d’identité authentiques, délivrés par l’administration sénégalaise elle-même, ont permis de fabriquer de fausses identités sénégalaises. Non pas par falsification extérieure, mais par complicité interne, négligence et défaillance du système.

À partir de là, une ligne invisible a été franchie.

Quand la fraude locale devient un soupçon mondial

Dans les chancelleries, le doute s’est installé. Et lorsqu’un État perd la confiance sur la fiabilité de ses documents, ce n’est plus un individu qui est jugé, mais tout un peuple.

Les conséquences sont déjà là :                          

 *refus de visas en série.                            

 *contrôles humiliants et prolongés,                          

 * dossiers bloqués sans explication,                        

 * suspicion systématique sur les actes de naissance, passeports et cartes d’identité.

Selon plusieurs sources diplomatiques, les partenaires du Sénégal  au premier rang desquels les États-Unis et leurs alliés  s’inquiètent désormais ouvertement de la fiabilité du système d’état civil sénégalais. Et cette inquiétude suffit à durcir les politiques migratoires, sans communication officielle, mais avec des effets bien réels.

Les premières victimes : l’élite silencieuse du pays

Le drame, c’est que les fraudeurs s’en sortent souvent, mais les innocents paient cash.

 Les étudiants, pourtant espoirs de la Nation, brillants, admis dans de grandes universités étrangères, voient leurs rêves brisés par des refus secs ou des soupçons injustifiés.
 Les enseignants et professeurs, invités à des programmes de perfectionnement, de recherche ou de coopération académique, se retrouvent bloqués, privés de mise à niveau et de rayonnement scientifique.
 Les médecins, censés s’imprégner des nouvelles technologies, des innovations médicales, des protocoles de pointe, sont empêchés de voyager  au détriment direct du système de santé sénégalais.
 Les ingénieurs, cadres, entrepreneurs, porteurs de projets, deviennent otages d’un soupçon qu’ils n’ont jamais provoqué.

Ce sont les forces vives du pays que l’on entrave.
Ce sont les bâtisseurs de demain que l’on pénalise.

Comment l’administration peut fabriquer la fraude

La question centrale reste entière :
comment un État peut-il produire des documents authentiques servant à des identités frauduleuses ?

La réponse dérange :                                                

  1-absence de contrôles croisés,                            

  2-corruption locale banalisée,                                  

 3-manque d’audits sérieux,                                      

 4- défaillance des chaînes de responsabilité,                 

5- silence administratif face aux alertes répétées.

Chaque acte frauduleux non sanctionné affaiblit un peu plus la parole de l’État. Et chaque négligence accumulée devient une preuve contre nous dans les bureaux consulaires du monde entier.

Jusqu’où ira la négligence ?

Combien de Sénégalais honnêtes devront encore être pénalisés à cause de quelques complicités locales ?
Combien de carrières brisées, de vocations retardées, de frustrations silencieuses avant une prise de conscience réelle ?

L’identité nationale n’est pas un formulaire.
C’est une ligne rouge.

Lorsqu’elle vacille, c’est :                                          

(A) la liberté de circulation des citoyens,            

(B)la crédibilité internationale du pays,

 (C)et la souveraineté administrative de l’État.                      

 (D) qui sont mises en péril.

L’urgence est absolue.
Auditer. Sécuriser. Sanctionner. Réformer en profondeur.

Faute de quoi, la fraude d’aujourd’hui deviendra la condamnation collective de demain   et l’histoire retiendra que le Sénégal a laissé son identité nationale se fragiliser par négligence

Babapodcast.com 

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