February 6, 2026
Yacine fall

Hier encore, la ministre de la Justice du Sénégal tirait à boulets rouges sur la France, pourtant partenaire historique du Sénégal.
Un discours brutal, sans nuance, sans élégance diplomatique, davantage guidé par la posture politique que par l’intérêt stratégique du pays.

Aujourd’hui, les faits parlent autrement.

Malade, la ministre n’a choisi ni Dantec , ni Principal, ni Dalal Jàmm.
Elle n’a pas non plus fait appel au système sanitaire national qu’elle défend dans ses discours.
Elle a choisi la France.
Cette même France qu’elle attaquait hier avec virulence.

Mais le plus troublant est ailleurs.

La ministre n’est même pas encore revenue de France, et déjà, depuis Dakar, certains s’activent pour remettre en circulation de nouveaux dossiers, exhumer des rapports flous, inexistants ou opportunément fabriqués, afin de satisfaire les humeurs politiques du moment, notamment celles du Premier ministre.

Pendant ce temps, un dossier réel, officiel et documenté reste soigneusement évité.

 Le rapport de l’IGE de 2020, qui avait épinglé son mari, Jacques Habib Sy, pour des marchés attribués de gré à gré, évalués à près de 65 milliards de FCFA.

Ce dossier n’est ni une rumeur, ni une construction politique récente.
Il existe.
Il est public.
Il a été signé par l’Inspection générale d’État.

Aujourd’hui, alors que ce dossier semble désormais placé sous une nouvelle “couveuse” politique, la question est simple et directe :

 La ministre de la Justice osera-t-elle enfin s’y attaquer ?

La justice ne peut pas être sélective.
Elle ne peut pas s’exercer contre les adversaires et s’arrêter devant les proches.
La morale publique ne se découpe pas selon les affinités familiales ou politiques.

Quand on prétend incarner la rigueur,
quand on parle au nom de l’État,
quand on donne des leçons de souveraineté et de justice,

 on commence par balayer devant sa propre porte.

 Babapodcast.com

Yacine fall

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