Davos : Macron hausse le ton et refuse « la loi du plus fort » face aux menaces sur le Groenland
Le Forum économique mondial de Davos s’ouvre dans un climat international sous haute tension. Au cœur des échanges : le Groenland, redevenu un sujet explosif après une nouvelle sortie de Donald Trump, et une escalade diplomatique directe avec la France.
Trump relance le dossier Groenland à Davos
Le président américain a annoncé mardi une réunion dédiée au Groenland avec les « différentes parties », en marge du Forum de Davos, auquel il doit prendre part.
Une initiative qui suscite de fortes inquiétudes en Europe, alors que ce territoire autonome rattaché au Danemark est depuis plusieurs mois au centre de discours offensifs sur les rapports de force géopolitiques.
Macron répond : « refuser la loi du plus fort »
Face à ces menaces à peine voilées, Emmanuel Macron a choisi Davos pour envoyer un message clair : l’Europe ne peut pas accepter un monde gouverné par la force brute, où les pressions et les ultimatums remplacent la diplomatie et le droit.
En appelant à refuser « la loi du plus fort », le chef de l’État français vise un retour assumé à une logique de puissance :
pression économique,
rapport de force territorial,
instrumentalisation des alliances.
Menace de représailles économiques : 200% sur vins et champagnes
Avant même de s’envoler pour la Suisse, Donald Trump a franchi un nouveau seuil lundi : il a menacé d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français.
Cette annonce serait une riposte au refus d’Emmanuel Macron de rejoindre le « Conseil de paix » proposé par Trump — un dispositif dont les contours restent flous mais qui ressemble, pour Paris, à une tentative de remodeler l’équilibre international selon les intérêts américains.
Derrière les mots : un duel sur la méthode et l’influence
Cette séquence révèle une confrontation qui dépasse un simple échange de piques :
Trump affiche une stratégie directe : pression maximale, sanctions commerciales, démonstration de puissance.
Macron, lui, cherche à incarner le camp du droit, de la coopération multilatérale et de la souveraineté des États, en particulier en Europe.
Une Europe mise au défi
En filigrane, la question est simple : l’Europe peut-elle rester spectatrice ?
Entre les intérêts stratégiques autour du Groenland, l’ombre des guerres commerciales et la remise en cause des règles internationales, Davos devient une scène où se joue une bataille d’influence.
Et pour Paris, le message est posé : la diplomatie ne peut pas être remplacée par l’intimidation.
À suivre : la réaction de l’Union européenne, la position du Danemark, et l’impact potentiel sur les exportations françaises si la menace de tarifs se concrétise.

