April 3, 2026
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Affaire Pape Cheikh Diallo : remettre les faits à leur place

Il y a des vérités qu’on passe volontairement sous silence dans le débat actuel.
Et ce silence n’a rien d’innocent.

Première vérité essentielle :

Oui, l’homosexualité est officiellement tolérée au Sénégal.
Cette position n’a jamais été clandestine.
Elle a été affirmée publiquement, au grand jour, lors d’une visite officielle d’un leader de La France insoumise à l’Université Cheikh Anta Diop.
C’est un fait politique, assumé, documenté.

Deuxième vérité, tout aussi fondamentale :
L’homme arrêté en France dans une affaire extrêmement grave mêlant pédophilie et transmission volontaire du VIH :n’est pas sénégalais, n’est ni journaliste ni animateur, n’a aucun lien avec Pape Cheikh Diallo,et est connu comme proche d’un bras droit de Jean-Luc Mélenchon, en l’occurrence Pierre-Alain Cottineau.

Cet homme est aujourd’hui en prison en France, soupçonné d’avoir orchestré un vaste réseau pédocriminel.
Les faits sont lourds. La justice suit son cours. Là-bas.

Et pourtant, au Sénégal, que voit-on ?
Un glissement volontaire ,un amalgame toxique et une manipulation.

Pape Cheikh Diallo est accusé d’être homosexuel. Point.
Il n’est accusé ni de pédophilie,
ni de transmission volontaire du VIH,
ni d’actes criminels.

Et soyons parfaitement clairs :
si Pape Cheikh Diallo faisait partie d’un groupe ayant sciemment choisi de transmettre le VIH, il serait traité comme un vulgaire criminel, sans aucun état d’âme, comme toute personne coupable d’un tel acte.
Sur ce point, il ne peut y avoir ni complaisance ni débat.

Alors pourquoi chercher à l’engluer dans une affaire qui ne le concerne pas ?
Pourquoi vouloir confondre deux dossiers radicalement différents ?

Parce que l’objectif n’est pas la vérité.
C’est la destruction morale.
C’est l’assassinat de caractère.

On instrumentalise une affaire étrangère, avec d’autres acteurs, d’autres faits, d’autres responsabilités, pour salir un homme ici parce qu’il est exposé, populaire, et momentanément sans micro.C’est une manœuvre dangereuse.
Car si une orientation est tolérée, elle n’est pas un crime.
Et si des crimes existent, ils doivent être traités là où ils sont commis, sans amalgame, sans raccourci, sans victime collatérale.Aujourd’hui, on mélange volontairement les pinceaux.
Demain, ce sera une autre cible.

Une société qui confond orientation, rumeur et crime ne protège ni la justice, ni la morale.
Elle prépare simplement la prochaine injustice.

Qui sera le prochain à être broyé par ce mécanisme d’amalgame ?

Babapodcast.com

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