CAN 2025 : Ismail Jakobs évoque une possible intoxication de trois Lions avant la finale contre le Maroc
Une semaine après le sacre du Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Maroc, une déclaration du défenseur Ismail Jakobs relance la polémique autour des forfaits de dernière minute de Krépin Diatta, Ousseynou Niang et Pape Matar Sarr, tous apparus fortement diminués avant le coup d’envoi.
Dans une interview accordée ce samedi 24 janvier au média allemand SportDigital, le joueur sénégalais a exprimé de sérieux doutes sur la nature du malaise qui a frappé ses coéquipiers. « Je ne peux pas affirmer exactement ce qui s’est passé, je n’ai pas toutes les preuves, mais j’ai personnellement le sentiment que trois de nos joueurs ont été empoisonnés », a-t-il confié.
Selon lui, il ne s’agirait pas d’une simple intoxication alimentaire. « Ce n’était pas juste un problème classique où on vomit et ça passe. Eux, ils se sont littéralement effondrés », a-t-il insisté, décrivant une situation « effrayante ». Sans désigner de responsables, Jakobs estime cependant qu’une telle série d’incidents n’a rien d’anodin : « Je ne veux accuser personne, mais ce n’était certainement pas une coïncidence. »
« Beaucoup de choses seront révélées »
Déjà juste après la rencontre, en zone mixte, Ismail Jakobs avait laissé entendre que des événements troublants s’étaient déroulés en amont du match. « Il s’est passé beaucoup de choses avant le match. Je pense que beaucoup de choses vont sortir après. Vous allez comprendre », avait-il lâché, évoquant directement les cas de Diatta, Niang et Pape Matar.
De son côté, Krépin Diatta a raconté son calvaire auprès de Seneweb. Le matin même de la finale, il se sentait déjà affaibli, avant que la situation ne s’aggrave en se rendant au stade : douleurs généralisées, maux de tête et malaise à répétition. Hospitalisé, il explique que les examens n’ont rien révélé, malgré plusieurs épisodes inquiétants, dont un nouveau malaise juste avant sa sortie de l’hôpital, aux alentours de 10 heures.
Quant à Ousseynou Niang, son état avait également suscité l’inquiétude : il avait été contraint de quitter l’échauffement, soutenu par ses coéquipiers, incapable de continuer.

