February 7, 2026
FILE PHOTO: El Palito refinery of the Venezuelan state oil company PDVSA, in Puerto Cabello

FILE PHOTO: El Palito refinery of the Venezuelan state oil company PDVSA is pictured, in Puerto Cabello, Venezuela February 10, 2024. REUTERS/Leonardo Fernandez Viloria/File Photo

https://cityplacenow.com/wp-content/uploads/ExxonMobil-dusk.jpeg


Donald Trump promet des dizaines de milliards de dollars d’investissements au Venezuela.
Mais sur le terrain, les grandes compagnies pétrolières américaines hésitent. Voici pourquoi.

Un pétrole lourd, coûteux et peu rentable

Le pétrole vénézuélien est très visqueux.
Il doit être mélangé à des diluants pour être transporté, ce qui fait exploser les coûts.

Coût de production : 35–40 $/baril
Prix de vente : 15 à 20 $ sous le Brent

Résultat : marges faibles, parfois à la limite de la rentabilité.

Le souvenir douloureux des expropriations

Des groupes comme ExxonMobil et ConocoPhillips ont déjà perdu gros au Venezuela.

Même avec un changement politique, une question demeure :
qui garantit que l’histoire ne se répétera pas ?

Dans le pétrole, la mémoire est longue

Un cadre juridique toujours incertain

contrats défavorables aux investisseurs

garanties faibles contre l’expropriation

rôle dominant de l’État via PDVSA

Sans réforme profonde du code pétrolier, les majors resteront prudentes.

PDVSA, un partenaire affaibli

Années de sanctions, sous-investissement et fuite des compétences ont laissé PDVSA :

techniquement fragilisée,

dépendante des capitaux étrangers,

peu rassurante pour des projets à long terme.

Les majors préfèrent investir ailleurs

Aujourd’hui, les compagnies américaines privilégient :

le Permian Basin aux États-Unis,

le Guyana, voisin du Venezuela mais beaucoup plus rentable.

Pétrole plus léger,
contrats stables,
profits plus rapides.

Le calcul est vite fait.

Chevron, une exception… prudente

Chevron reste présente grâce à des dérogations,
mais sans investissement massif.

Même elle attend :

stabilité politique,

garanties juridiques,

conditions contractuelles plus favorables.

Le Venezuela dispose d’un immense potentiel pétrolier.
Mais le capital ne suit pas les discours.

Sans : sécurité juridique, réformes claires, stabilité durable,

les milliards annoncés resteront… sur le papier.

Babapodcast.com

FILE PHOTO: El Palito refinery of the Venezuelan state oil company PDVSA is pictured, in Puerto Cabello, Venezuela February 10, 2024. REUTERS/Leonardo Fernandez Viloria/File Photo

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *