Madame Yamb parle de « kidnapping » quand il s’agit de Nicolas Maduro, mais devient soudainement muette dès qu’il est question de l’Ukraine agressée par la Russie.
Cette indignation à géométrie variable n’est plus de l’anti-impérialisme : c’est de l’opportunisme idéologique.
Car enfin, où était votre voix quand un État souverain était envahi, bombardé, amputé de son territoire ?
Silence radio , pas un mot, pas une indignation.
On ne peut pas se proclamer défenseur des peuples opprimés à la carte, selon que l’agresseur plaise ou non à son narratif.
Il est toujours plus facile de tirer sur Donald Trump :
parce que là-bas, les mallettes de billets ne circulent pas,
parce que la critique n’ouvre pas droit à des prébendes,
parce que l’Occident est un punching-ball commode pour masquer ses propres contradictions.
Mais parlons du fond.
Avant de donner des leçons de droit international, Mme Yamb ferait mieux de regarder du côté de son Cameroun, où un régime usé, verrouillé et sans alternance réelle s’accroche au pouvoir depuis des décennies.
Là aussi, bizarrement, l’indignation est plus discrète.
Et ce fameux candidat “incarnant l’alternative”, que vous promouviez à grand renfort de slogans ?
Il a fui après les résultats.
Il a trouvé refuge… en Gambie, l’un des plus petits pays d’Afrique.
Et depuis, plus rien. Silence, disparition, évaporation politique.
C’est donc cela, le grand projet révolutionnaire panafricaniste ?
Des discours enflammés, des postures radicales… et aucune responsabilité face aux faits.
Soyons clairs :
ce que vous appelez aujourd’hui « kidnapping » n’est que la continuation d’un populisme bruyant, désormais bien identifié.
Les peuples ne sont plus dupes.
Le vernis idéologique craque.
l’indignation sélective finit toujours par trahir ceux qui la pratiquent.
Quand on n’a plus rien de constructif à proposer à l’humanité, le silence devient parfois un service public.

