La question centrale est désormais claire : Donald Trump a-t-il le pouvoir de mettre fin au programme de la Green Card Lottery ?
Réponse courte : non.
Réponse complète : il peut le suspendre temporairement, mais seul le Congrès peut l’abolir.
Ce que Trump peut faire
À travers le Département de la Sécurité intérieure (DHS) et l’USCIS, Donald Trump peut : ordonner une pause administrative du traitement des dossiers, ralentir ou geler les entretiens et délivrances de visas, invoquer la sécurité nationale pour des restrictions temporaires.
Ces mesures sont provisoires, juridiquement fragiles et contestables devant les tribunaux fédéraux.
Ce que Trump ne peut pas faire Supprimer définitivement la loterie des visas, annuler un programme créé par la loi, mettre fin à une voie légale d’immigration par simple décret.
Seul le Congrès des États-Unis a le pouvoir de supprimer le programme de la diversité. Toute tentative présidentielle sans vote du Congrès serait très probablement invalidée par les tribunaux.
Des recours inévitables
Des juristes et ONG annoncent déjà : des poursuites fédérales, des demandes d’injonction, des recours constitutionnels au nom de la séparation des pouvoirs. L’administration est accusée d’instrumentaliser une tragédie pour restreindre des voies légales d’immigration, notamment en provenance de pays majoritairement non blancs.
Un schéma politique assumé
Opposé de longue date à la loterie, Trump utilise l’émotion pour : avancer des objectifs migratoires anciens, affaiblir l’immigration légale, déplacer le pouvoir du Congrès vers l’exécutif. En parallèle, il pousse les expulsions de masse, conteste le droit du sol (désormais devant la Cour suprême des États-Unis) et durcit l’asile.
Conclusion
La suspension est bruyante politiquement, mais fragile juridiquement.
Trump peut pauser.
Il ne peut pas supprimer.
Toute abolition durable nécessiterait une loi du Congrès, votée par le Sénat et signée par le président. D’ici là, des dizaines de milliers de candidats, notamment africains, restent dans l’attente des tribunaux.
Ce n’est pas qu’un débat migratoire : c’est un test des limites du pouvoir présidentiel et de l’État de droit aux États-Unis.
Babapodcast.com

